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Notules dessinées/SD |
Je ne sais pas. W.S.
Mots de poète.
Surtout ne pas
croire qu’on sait ce qu’est.
On ne le sait
pas mais on avance vers.
Leçon de
modestie donnée par Szymborska.
Rire avec elle.
Pleurer aussi. Cadavres accrochés au cœur.
Au moment de. Tu
ne sais que ça. Ton ignorance.
La poésie n’est
pas là-bas. Ici-bas, oui. Ici. Il y a.
Le jardin
parfois ouvre sa grille grinçante et elle entre.
Ou reste là,
devant. Derrière la grille. Libre dehors.
Ou s’enferme en
cellule à broyer encre et pigments.
Noire et blanche
poésie.
Je voulais
écrire renard, huppe, je voulais. Pour vous ?
Mais tout
s’enfuit dans l’eau du bassin et le pain des rêves offert.
Je doute qu’aucun amour vaille celui des
pauvres.
Une bouchée et
Loire apparaît. Et Somme. Et Méditerranée.
(Et Yves Jouan).
Puis revient au
noir.
Le bruit étouffe
la gorge.
L’eau s’affale
sur la table impropre à écrire.
Puis sèche.
Encre et papier. Machine ordonnée à écrire.
Manger. Dévorer.
La poésie s’engouffre au gosier.
Descend.
Jusqu’aux pieds
(blessés toujours).
Le sourire du
poète est encore là.
On vit enfin
ailleurs.
Chez soi.
29 juillet