XIII
Indulgere, indulgere, en italien veut dire céder, faire
plaisir, commença Corneille qui avait voyagé en langues.
Et en nostranimale
langue ?
Je propose le verbe
pardonner, osa Loup. Mais c’est un verbe difficile à prononcer quand on a comme
moi bouche hérissée dedans.
Et dehors, ajouta
Petite Rouge.
Je ne crois pas que
ce soit pour nous, un tel verbe, sa prononciation…impossible pour un animalsamouraï !
Et pourquoi pas, Renarde,
s’énerva Cerf. N’en sommes-nous pas arrivés là à cause de ?
Je commence, décréta
Ourson. Il était une fois un vent sans pitié qui détruisait la paix entre
humains et animaux.
Bon début, apprécia
Chevreuil. La suite ne va pas de soi. Entre, la rivière est profonde.
Allons-nous traverser notre colère ?
Oui et surtout,
écouter le vent, et ensuite voir la bataille, comment ne restèrent que 7
humains et 7 animaux. Face à face à se dévisager, sans arme autre que la
langue, justement.
Et ?
Ils s’indulgèrent et
il se passa une chose…imprévisible. Ils découvrirent qu’ils étaient morts. Et
ils devinrent sept animalsamouraïs, animaux et humains confondus. Plus besoin
de faire la paix ni la guerre, voilà mon histoire verte. Sur le champ de bataille
l’herbe avait repoussé et certains d’entre eux ont commencé à brouter. Ensuite,
comme il faut bien passer le temps, ils se sont mis à inventer des histoires en
couleurs.
Comme nous ?
Nous avons besoin de
ressembler, conclut Cerf.
Et de nous rassembler,
ajouta Chevreuil.